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24/11/2016

Pourquoi voter, pourquoi ça ne suffit pas, que faire d'autre?

Dans une élection on se demande souvent : à qui puis-je faire confiance?

La réponse est simple mais demande quand même des nuances. Réponse simple : personne.

Dans le détail maintenant. Les magouilles, ils en font tous ou presque. Ceux qui n'en font pas de grosses n'en ont pas le pouvoir... Le charisme et autres conneries mises en avant dans les médias, ça n'a aucun intérêt. Les programmes, ils mentent absolument tous. 

J'ai lu avec un intérêt le programme du front de gauche détaillé il y a qq années, et je l'aime beaucoup, pourtant c'est un tissu de mensonges.

En effet, pour appliquer un programme, il faut le vouloir (ça, on ne saura jamais, on n'est pas dans la tête des gens), mais il faut surtout en avoir le pouvoir. Bien sûr un gouvernement peut décider de ne plus payer la dette, qui est la base même de la soumission de son état au bon vouloir de la finance.

La Grèce a réellement tenté de faire croire qu'elle allait par là... En réalité c'était joué d'avance, la finance avait décidé d'en faire un exemple, de la pulvériser pour dire "voilà ce qui arrive quand on ne paye pas la mafia". Les médias ont répété en boucle que si la Grèce allait mal, c'était pcq les grecs ne payaient pas leurs impôts. Effectivement, c'est ce qui a énervé le bourreau... Pcq c'est le seul acte concret de résistance qui affaiblit réellement la finance : le pouvoir réel dans le monde actuel, c'est le fric. Si on donne moins d'argent à la finance, on l'affaiblit. Mais elle est encore bien bien trop forte, elle se défend d'un simple battement de cils!

La Grèce était un exemple, peu importe qui était au pouvoir, il fallait que le monde entier ait peur.

Revenons à la France. Jusque là côté paiement de la dette, pas de soucis, on est très bon élève. Avec un pays presque entièrement dirigé par le PS, c'est encore plus nickel qu'avant : plein de taxes, pas moyen d'y couper, , plein de chômage, des services publics entièrement au service de la finance, aucune conscience de l'ennemi réel, personne ne moufte.

Mais la France c'est aussi un cas très particulier. C'est un pays dont le monde entier parle. Aux Etats-Unis, le pays qui dicte au monde entier comment il doit penser, on fait encore plus référence aux français qu'aux mexicains (leurs arabes à eux)! Dans la culture populaire américaine, on parle un peu français, c'est la langue du luxe, de la bonne bouffe, du sexe et de la mode. On évoque aussi les français, qui puent, qui sont cons et arrogants. Ailleurs nous sommes l'ancien colon, le pays des droits sociaux, le pays où on touche du fric à ne rien faire.

Bref, on est trop connus! C'est ça qui fait de nous un pays sous haute surveillance : nous sommes sous les projecteurs, le monde entier doit donc savoir qu'on est bien sages.

Alors le mélanche (que j'aime bcp comme personnage public, que je détesterais sans doute comme personne), quand il dit qu'il va prendre l'argent des riches, il sait parfaitement qu'il n'en aurait jamais le pouvoir! Que s'il essayait vraiment, on se ferait dépouiller encore bien plus que la Grèce. De toute façon, à moins de faire intervenir notre minuscule armée contre le monde entier, les riches nous tiennent : si du jour au lendemain on essaie de les taxer, ils se cassent avec leur matos, et on n'a plus aucune logistique. L'eau potable, l'électricité, les transports, du coup a bouffe aussi, les déchets, plus rien ne marche. Bien sûr on pourrait tout reprendre peu à peu, sauf qu'on n'a plus de pétrole non plus! Si on essaie de le faire peu à peu, les représailles seront plus progressives mais tout aussi méchantes. Le gouvernement n'a aucun pouvoir sur les choses essentielles.

Pourquoi donc est-ce que je vote extrême gauche?

Simplement parce que parmi les pontes des partis, il y a toujours une bonne part de gens qui partagent au moins en partie les idées du programme. Au FN y'a des vrais racistes, à droite y'a de vrais capitalistes (lol), au PS y'avait de vrais socialistes (à mon avis y'en a plus là quand même...), à l'extrême gauche y'a de vrais démocrates. Dans les grandes lignes, les gens de pouvoir sont tous les mêmes : peu importent les moyens, ils veulent du pouvoir, et ils diront ce que leur électorat veut entendre. En revanche quand on choisit un parti qui a peu de chances de gagner des élections, le plus souvent on aime quand même les idées qu'il dit défendre.

Il est bien plus facile de résister dans la France libre que dans la France occupée... Pour la plupart des gens, le quotidien est le même, on bosse on dort on dénonce... Mais pour les résistants, ça change tout d'avoir un pouvoir en place qui penche en leur faveur et ferme les yeux sur toutes les activités illégales mais légitimes! C'est quand le flic regarde ailleurs qu'on peut cacher un juif, pas quand il fait du zèle!

Ehh oui, nous sommes en guerre, en plein milieu d'un crime contre l'humanité, et c'est justement pcq'il est bien plus subtil que la shoa qu'on a du mal à se battre. Alors il faut dire les choses, utiliser les mots : nous sommes envahis par la finance, nous sommes ses esclaves, et on doit tous choisir un camp : collaborer ou résister.

Tant qu'on n'a pas mis les mots sur le problème, on collabore sans même s'en rendre compte. En fait on le fait tous avec plus ou moins de conscience! L'arme de notre ennemi est l'argent qu'il récupère entre autres par la dette, donc par tout ce qu'on donne à l'état. Le salarié paye sur son salaire brut, l'entrepreneur paye sur les charges, le consommateur paye sur la TVA. Celui qui vit du RSA ou d'un autre moyen non productif participe différemment : il sert surtout de bouc émissaire, la plupart des honnêtes travailleurs croyant que c'est lui qui leur pique leur argent. Il sert aussi d'épouvantail parce que, quand même, il a très peu d'argent pour vivre! Il est essentiel pour la com du pouvoir. Même celui qui reçoit de l'argent en tant qu'handicapé participe à la com : c'est l'alibi, celui qui fait croire que le gouvernement protège son peuple.

Mais alors, on ne peut pas être résistant?!

Dans l'absolu, si. On peut, si on a de quoi vivre sans le moindre argent : un bout de terrain qu'on cultive mais dont on n'est pas propriétaire, une roulotte et des facultés sociales, une vie naturelle dans la forêt, il y a plusieurs possibilités, qui impliquent une bonne santé, de bonnes capacités d'adaptation et d'apprentissage. Là on arrête de collaborer. Mais aucune ce ces options ne donne des ressources pour résister. Même la force de l'exemple a une portée infime, tant on a appris à vivre avec l'argent et un confort matériel, et tant on est loin de la vie sans propriétés où l'on pourrait explorer son environnement, construire sa cabane et faire son potager sans rien devoir à personne.

Et puis si bcp de gens arrivaient à passer ce cap, ils se marcheraient vite dessus, comme les roms galèrent à trouver un bord d'autoroute qui ne soit pas déjà surpeuplé là où les autorités laissent faire...

Voici ce qu'on peut faire en masse, dans le monde entier, pour que peu à peu la finance perde son pouvoir :

- D'abord résister dans les mots pour que l'état d'esprit général change : ne pas laisser le fn et les antisémites s'approprier la notion de résistance, rappeler en permanence qui est l'ennemi, comment il nous divise, quelles sont ses forces, et pourquoi tout le reste ne compte pas. L'ennemi c'est les riches, ils sont ravis de tout ce qui nous distrait, ils ont intérêt à ce qu'on croie au progrès, au confort, à la modernité etc. Ils ont besoin qu'on les paye en croyant que c'est pour notre bien et qu'il n'y a pas de meilleur système. Tout effort qui ne va pas contre ça est un effort perdu, il est utilisé par l'ennemi contre nous. La force de la finance est aussi sa faiblesse, elle ne tient que parce qu'on la laisse faire. Le jour où la majorité de la population sera au clair avec ce principe, elle n'aura plus aucun pouvoir.

- Résister concrètement dès qu'on peut, sans s'en demander trop :

Comme chez les grecs, l'argent doit circuler sans que l'état et les multinationales se servent au passage. Le travail au noir pour de petits patrons présente bien des inconvénients, mais c'est le seul qui n'enrichit pas les riches. L'économie du don est la meilleure moralement et elle est parfaitement légale. Faire soi-même les choses (genre le potager) au lieu de les acheter évite aussi de donner de l'argent à l'ennemi. Payer en liquide les petites entreprises et assos leur donne une latitude dans la déclaration de leurs revenus.

Faire des actions collectives qui marchent : non pas de grandes manifs contre une loi qui passera de toutes façons sous un autre nom ou au 49.3, mais par exemple se réunir à 30 et bloquer l'entrée à un huissier, envahir un supermarché, retirer les enfants de la cantine, bref, que des choses qui exigent qu'on se réunisse avec un ennemi commun bien identifié et un but facile à atteindre pour gagner et montrer aux témoins que le peuple peut récupérer un peu de pouvoir. (idées issues de la super conférence gesticulée "faim de pétrole" trouvable sur tutube)

Ne jamais vendre de l'immobilier, veiller à ce qu'il serve les résistants plutôt que les capitalistes. Placer son argent uniquement dans la terre, pour se la réapproprier. Ne pas laisser d'argent à la banque ni emprunter.

Etre incompétent volontaire : dans tous jobs, on va d'une façon ou d'une autre devoir favoriser le pouvoir : au minimum par les charges et taxes, mais aussi en participant à la com, en faisant marcher une industrie, en étant productif dans un grand groupe, en aidant les services publics à favoriser les riches... Un employé lent dans un grand groupe résiste, une instit qui parle de capitalisme résiste, une infirmière qui renseigne les patients sur la santé hygiéniste résiste, un agent de popole qui ne radie pas les chômeurs résiste, un médecin qui prescrit peu résiste, un percepteur qui se focalise sur les gros poissons résiste, un retraité qui garde les enfants de la famille officieusement résiste, un chômeur qui démontre qu'il est bien plus utile à la société en aidant ses proches que s'il travaillait résiste, un boulanger qui prévient que le gluten est un poison résiste, etc.

Mais SURTOUT : s'entraider, toujours et avant tout, sans conditions, sans discriminations, sans "mérite" (qui est l'alibi capitaliste pour justifier l'accaparement des richesses)!

14/09/2015

De plus haut

On débat de l'arrivée de réfugiés politiques, de nouvelles guerres, de changements dans les impôts, etc etc... Même des droits des homos à se marier ou non, question qui devrait me toucher de près. Pourtant quand on a pris assez de recul, on se rend compte que ce sont des détails.

 

De quoi a-t-on besoin dans la vie? Une fois j'ai posé la question à une amie qui m'a répondu "d'argent". Pourtant nous sommes des animaux, dont l'origine s'est largement passée de l'argent. Comme tout être vivant, nous avons des besoins multiples, en rapport avec l'environnement qui nous a fait exister. Respirer, manger, boire, bouger, se reposer, se sentir en sécurité, recevoir de l'affection, de la reconnaissance, du soutien. A force de nous éloigner de nos besoins primaires et de tout marchandiser, on nous fait croire que nous avons besoin d'argent... et on nous force à en avoir besoin.

 

Un animal dans son milieu naturel a juste besoin que ce milieu ne soit pas trop altéré. Les singes crèvent parce qu'on décime les forêts. L'être humain dégénère parce qu'il respire un air pollué, boit une eau bourrée de chlore et autres joyeusetés, mange des pesticides et des pseudo aliments vides de nutriments, travaille trop et dans de mauvaises conditions, n'a plus le temps de vivre des relations sociales saines etc.

 

D'un point de vue adaptatif, l'être humain est ultra développé, évolué, avancé. Il a besoin de fruits mais peut survivre avec des pâtes. Il a besoin de soleil mais peut survivre sans voir la lumière du jour.

 

Mais du point de vue de la vie, de la nature, ou simplement sur une échelle de temps plus longue, on se rend compte que l'être humain d'aujourd'hui est complètement inadapté et qu'il court à sa perte. Une fourmilière qui meurt d'avoir épuisé les ressources disponibles sans pouvoir se relocaliser, c'est logique. Nous, nous détruisons ce qui nous apporte ces ressources! A coup de pesticides et d'agriculture foireuse, nous rendons la terre incapable de produire ce dont nous avons besoin. Ce qu'on appelle "progrès" désigne généralement les meilleures techniques de destruction de nos ressources.

 

On nous a appris à croire que dans quelques centaines d'années les voitures voleront, tout sera numérique et toujours plus aseptisé. Dans la science fiction on imagine souvent que toutes les maladies auront été vaincues par la technique. Pourtant notre avenir (à plus ou moins court terme selon les sources, pour certains on ne parle pas de ce que vivrons nos descendants mais de ce qui nous attend, nous) est clair : plus d'énergies fossiles à exploiter, une terre qui ne pourra plus nourrir la population, pas parce qu'on est trop nombreux mais juste parce qu'on l'en empêche. La technologie va disparaitre, ou devenir un luxe équivalent à ce qu'est une balade sur la lune aujourd'hui.

 

Avec ce recul, le choix entre dépenser pour aller bronzer à la plage ou économiser pour s'acheter un appartement en ville parait un peu moins pertinent. Si dans 20 ans vivre en ville est le meilleur moyen de n'avoir aucun accès à de la nourriture, peut-être qu'un 3e choix serait utile.

 

En attendant, il faut bien vivre. Ou survivre?

 

Quelle est donc la différence?
A mon sens, survivre c'est vivre sans être heureux. Donc selon moi vouloir vivre c'est chercher le bonheur. Et comment peut-on le trouver? En passant 1 heure sympa en famille après un travail exténuant, en picolant pour ne pas déprimer et à coup de caféine pour tenir le coup? Il y a de plus en plus de gens qui ne supportent plus cette vie, qui sont de moins en moins heureux, de plus en plus stressés, malades, inquiets, speed, drogués, énervés. Et ça ne va pas s'arranger tout seul. Les politiques actuelles visent à ce qu'on travaille toujours plus et qu'on ait de moins en moins de possibilités de vivre autrement. La main mise de la politique du profit sur les autorités de santé et l'accès aux ressources naturelles rend pourtant de plus en plus de gens incapables de vivre d'un emploi.

 

S'ensuivent des morts de maladies curables, des suicides, des guerres, des exodes, bref, un immense foutoir plein de malheur et de destruction.

 

Sympa le tableau ^^
Bon sinon, y'a du positif?

 

Ouaip : on a des besoins très simples. Il faut une terre et des connaissances sur ses besoins et comment les combler. C'est tout.

 

Ce qui fait qu'on ne sait pas comment vivre sans électricité, télé, internet, clope, alcool, café, lit, fringues faites en asie, junk food et patates belges, c'est notre état de santé déplorable. Ce qui fait qu'on est rassuré par l'oligarchie nous protégeant des fous et des violents, c'est notre état de santé déplorable.

 

On nous rebat les oreilles avec l'espérance de vie, ce n'est pas pour rien : c'est un outil statistique très pauvre en informations qui sert à nous faire croire que nous vivons mieux que nos ancêtres. En réalité nous n'avons aucune preuve de l'espérance de vie des humains avant qu'elle ait détruit son environnement, et encore moins de sa longévité. La différence, c'est que l'espérance de vie ne reflète quasiment que la mortalité à la naissance. La longévité, elle, renseigne réellement sur combien de temps les gens vivent mais ne fait pas la distinction entre les gens morts à la guerre, de maladie ou de vieillesse. Quant à la vie en pleine santé.... Oubliez les chiffres, ouvrez juste les yeux.

 

Pour gagner une bataille, il faut connaître son ennemi, être assez nombreux, être forts et malins. L'ennemi, c'est celui qui asservit les autres : aujourd'hui c'est les ultra riches. Le nombre, on l'entend partout : 99%, ça devrait aller. Forts et malins... ça, c'est du domaine de la santé!

 

Voilà pourquoi je me focalise sur cette question.

 

99% de cons égocentriques ne peuvent pas gagner.... D'ailleurs dans ces 99%, très peu arrivent à voir où est l'ennemi. Ils croient généralement ce qu'on leur apprend : que c'est leur voisin, l'arabe, le chômeur, le rom, le syndiqué, le raciste, le supporter de foot, l'anarchiste ou l'alcoolique. Il nous faut un grand nombre de personnes en pleine santé. En pleine santé, ça veut dire aussi fortes et intelligentes. Elles seront alors capables de comprendre les enjeux, mais aussi de s'accepter les unes les autres, d'être ouvertes, altruistes et constructives. Et là seulement elles auront la capacité de construire ensemble une autre société où la règle ne sera pas la domination de tous par quelques-uns.

 

Je fais partie de la société d'aujourd'hui. Je suis en mauvaise santé, j'ai sûrement encore plein de raisonnements foireux, je suis accro à plein de choses, j'ai envie d'exploser la tête de mon voisin chaque fois qu'il me réveille en pleine nuit, les réflexions sexistes me font bondir, bref, je n'ai aucune leçon à donner.

 

Mais je sais qu'en se laissant monter les uns contre les autres, on joue le jeu des dominants, on s'éloigne du but. Je sais que lorsqu'on dit à un raciste qu'il est débile ou inhumain, on le renforce dans sa position stupide. Je sais que ce qui fait avancer, c'est la joie et l'optimisme.

 

Et pour ces raisons il est urgent de prendre soin les uns des autres, de se montrer du respect et dès qu'on peut de l'affection, de se mettre tous au boulot dans le même but, en commençant par l'essentiel : tendre la main à tous sans conditions pour s'unir malgré nos difficultés, chacun à hauteur de ses capacités... Prendre soin de soi et des autres.