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25/07/2007

Appel à l'euthanasie du PS

Ah, la gauche.... ses valeurs indestructibles, ses acquis sociaux, ses principes inflexibles.... Eh oui... Comme la plupart des êtres humains, j'ai le coeur à gauche. La raison en revanche.... hmm peut-être s'est-elle perdue chez les verts du centre?? les écolos oranges? Dans ce coin-là, sans doute.

La vie dans une région réputée pour l'ampleur du phénomène "social" y est peut-être pour quelque chose... C'est ici pour la première fois que j'ai entendu parler des [cassoss]. Il s'agissait en fait d'une abréviation de <Attention, ironie!> la si jolie expression </Attention, ironie!> "cas sociaux". Eh oui, ici on doit abréger. Ca fait partie du paysage. Les cas soc', ça désigne souvent de grandes familles vivant entièrement des aides sociales et que l'on remarque nécessairement. Au supermarché, papa cas soc' fait le plein de bière en beuglant sur maman cas soc' , qui elle-même se mouche dans sa veste et engueule la première fille cas soc' dans un franchais approximatif, quelque chose du genre "Ta gueule tu restes polie!" ou "Tu vas voir à la maison ce que tu vas prendre", pendant que les fils cas soc' se courrent après en gueulant dans tout le magasin et que la seconde fille cas soc' essaie d'arnaquer les autres clients. Encore une fois je m'égare et pas seulement d'Austerlitz, amen, mais quand on n'est pas du coin, on ne s'imagine pas, il faut donc bien poser le cadre.

Loin de moi l'idée d'accuser ces gens qui en général ne le font pas exprès, il s'agit en fait d'une autre culture, dans laquelle ils ont baigné et qui affecte en fait bien plus que ceux que l'on désigne ainsi. Ici, le RMI n'est pas un acquis social ou un moyen de réinsertion, c'est un mode de vie.
Encore plus qu'ailleurs, on oublie qu'il faut bien que quelqu'un le paye. Lorsqu'on a vu toute sa famille et une bonne partie des voisins vivre des aides sociales, il est presque obligatoire de se persuader que c'est un moyen de subsistance comme un autre.
Et c'est là que le système montre sa perversité : un outil merveilleux d'aide à la réinsertion devient une espèce d'exploitation des travailleurs par les assistés (non, ce n'est pas une insulte, juste un fait. je suis moi-même une assistée qui vit aux crochets de ses parents, et je n'en ai pas honte pcq c'est temporaire).

Ceux qui ont la chance d'avoir un travail payent des impôts pour que d'autres ne sachent même pas qu'il faut travailler pour vivre. Et ceux des assistés qui ont le moins eu l'occasion de prendre conscience de ce qu'ils coûtent à la société ont plus de temps pour procréer et transmettre à leurs enfants cette sous-culture dont on ne les a pas aidé à sortir, se noyer dans l'alcool pour oublier leur place dans la société et ainsi boire leur revenu minimum d'immersion....

Encore une fois, on connait les solutions. Donnez-leur un travail dans lequel ils sont correctement traités, un logement qu'ils pourront payer grâce à leur travail, et changez-les d'environnement... et l'on pourra oublier cette vilaine expression. Tout à coup les cas désespérés monteront toutes leurs capacités, retrouveront le goût de l'effort, auront envie de progresser, se cultiveront, etc... Mais nonnnn, les aides sociales doivent être sans contre-partie! Ca serait en fait tellement compliqué, et tellement long à mettre en place, qu'il vaut mieux humilier tous ces gens qui forcément se sentent assistés plutôt que de voir la situation s'améliorer au long terme, quand l'opposition sera à nouveau au pouvoir...
Malgré tout ce qu'en disent ceux qui autour de moi se demandent parfois pourquoi ils travaillent et payent le RMI des autres quand ils vivraient aussi confortablement en arrêtant, ils n'échangeraient jamais leur place avec un RMIste de longue durée.

Le voilà, le bilan de la gauche : faire d'une absurdité basée sur le court terme sa seule arme. A chaque problème, son allocation prélevée sur de moins en moins de gens pour la donner à de plus en plus d'assistés. C'est devenu tellement naturel que la droite a continué sur cette lancée. Aujourd'hui la boucle est bouclée, on donne des primes de retour à l'emploi. Quelle invention magnifique! Tu es payé pour ton travail, mais surtout parce que juste avant, tu ne travaillais pas. Et puis pour te payer cet exploit, nous allons te prendre les fruits de ton travail... Quelle logique! Quelle belle façon de redorer la valeur travail!
Je ne les blâme pas, les gamins qui refusent de faire le moindre effort. Après tout, on leur apprend que l'effort ne paye que les autres. Ils sont pleins de bon sens. Moins tu en fais, plus tu es aidé. Plus tu en fais, plus on t'en retire les bénéfices... Eux ont tout compris.

Pour en revenir au PS, le fameux 2d pire parti du bi-partisme... Eh bien peu importe qu'il prône toujours les mêmes méthodes dépassées, qu'il se déchire en permanence ou qu'il mette une greluche à sa tête, de toutes façons il est temps de mettre fin à cette mascarade. Pour avoir menti sur ses intentions, pour s'être servi des meilleurs sentiments des électeurs, pour avoir manipulé l'opinion publique à des fins bassement économico-politicardes, la peine de mort serait encore trop douce.
...Enfin... Qu'on lui coupe la tête.

22/07/2007

A tous les vieux cons ;)

18000 euros de dettes par Français. C'est le patrimoine que vous nous avez légué.
20% du budget de l'Etat sert à rembourser les intérêts, et rien qu'eux.
Imaginons une personne seule qui ferait pareil : elle vivrait donc de crédits, reprenant un crédit supplémentaire à chaque facture, et payerait près de 200 euros par mois pour... eh bien pour rien! Même pas pour rembourser sa dette! Juste parce qu'elle est là, et qu'il y a des intérêts qui s'accumulent! De tous les inconscients que j'ai pu rencontrer, aucun ne prendrait un crédit éternel, si ça existait pour les personnes physiques.
Mais l'Etat, lui, il peut. Après tout, il n'est pas écrit sur notre bulletin de salaire que l'énorme différence entre le brut et le net, les impôts que l'on paiera ensuite sur un net imposable supérieur au chèque, et une part de tout ce que l'on consomme iront dans la poche des créanciers pour ne pas les rembourser... Les Français savent à peine lire, manquerait plus qu'ils s'inquiètent de ce qui n'est même pas écrit. Comme toujours on nous prend pour des cons, et on a peut-être raison.
 
Et alors, quel rapport avec les vieux?

Graphique : évolution de la dette publique depuis 1978 (en point de PIB)
Source : INSEE, base 2000

Graphique : évolution de la dette publique depuis 1993

Le voilà, le rapport : cette dette, c'est la votre, ô, chère génération précédente, qui nous avez tout donné même vos dettes, avez tout sacrifié pour qu'on puisse rembourser toute notre vie votre retraite tant méritée et l'entretien de votre alzeihmer. "C'est pas moi, c'est l'Etat", entends-je déjà... Soit. Je ne polémiquerai pas sur ce point, après tout on a bien élu Sarko malgré moi.

En réalité, tel n'est pas mon propos. Je tenais juste à remettre les choses dans leur contexte : nous vivons, et par nous j'entends surtout ma génération, celle des "jeunes", trop vieux pour l'insouciance mais trop jeunes pour avoir connu l'époque bénie où quand on cherchait un emploi, on trouvait... oups j'ai encore perdu le début de ma phrase. Nous vivons, disais-je avant d'être grossièrement interrompue par moi-même (amen), dans un monde totalement hypocrite qui veut faire peser sur nous toute la faute de nos anciens.

C'est notre faute si le monde va mal, notre faute si les vieillards impolis n'ont pas de place assise dans les bus, notre faute si on n'a pas de boulot fixe, notre faute si même les études ne sont plus accessibles, notre faute si on ne fait pas mieux que nos parents, notre faute si se loger est devenu un privilège rare, notre faute si le monde est pollué et surtout notre faute si on dépend de nos parents. C'est pourquoi nous devons en assumer les conséquences tout en admettant nos immenses erreurs.

L'autre jour encore, je me hâtais vers le métro pour échapper à la pluie, quand j'ai croisé une femme d'une soixantaine d'années, bien à l'aise sous un parapluie qui prenait quasiment la largeur du trottoir. Voyant qu'elle ne bougeait pas d'un poil, j'ai pris le parti de ne pas dévier de ma trajectoire, qui laissait la place pour elle et son parapluie si elle se rangeait simplement sur sa droite. Evidemment, elle n'a pas bougé, et je me suis faite insulter, parce que j'aurais dû en plus de lui payer sa retraite à crédit laisser le trottoir à celle qui de par son grand âge en a gagné l'exclusivité.

Dans les études c'est pire que tout, on nous fait culpabiliser dès le début : tout le monde va à l'école, alors on doit faire mieux que les autres. Au collège bcp disparaissent dans des voies de garage _les veinards trouveront sans doute du boulot grâce à ça_ et on doit faire mieux que les restants. Et ainsi de suite, chaque fois qu'on franchit une étape de cette course vers le chômage de haut niveau, on se croit de moins en moins bons pcq les autres sont de moins en moins mauvais. Et on nous le répète, le bac c'est le minimum, il est impossible de ne pas avoir son bac si on a révisé!
Et puis un jour on veut entrer dans une formation qualifiante pour vite vite voler de nos propres ailes! Mais là, il ne faut plus être bon, il faut être hautement qualifié, savoir d'avance ce qu'on vient apprendre, être ultra-motivé, avoir voulu faire ça toute sa vie mais connaître autre chose, avoir vécu sans être vieux, battre à des épreuves débiles 9 personnes sur 10 qui sont aussi motivées que nous, etc, etc, pour torcher des vieux. Bon, pas forcément pour ça, mais même là, même pour ceux qui ont le courage et l'humilité nécessaires pour vouloir passer le reste de leur vie à changer les couches de leurs aînés, même eux sont encore en compétition pour passer 2 ans à étudier le torchage des momies avant de pouvoir espérer en vivre!
 
Il n'y a qu'à regarder ce qu'il se passe dans les entreprises pour voir qu'ils n'en mèneraient pas large, tous ces vieux croûtons, s'ils devaient affronter notre vie! Le bac, ceux qui nous refusent un job ne l'ont pas. S'ils devaient le passer aujourd'hui, nos parents se ramasseraient en beauté. Les études, ils n'ont plus aucune idée de ce que c'est. D'ailleurs les formations pour adultes sont sacrément plus adaptées que la formation initiale. Chercher du boulot avec un CV presque vide, ils n'ont même jamais essayé : il n'y avait pas besoin de CV quand ils se sont fait embaucher en CDI....
Regardez vos collègues : ils flippent de voir des jeunes bcp plus qualifiés arriver, ils les humilient pour tenter de garder la face pcq qu'ils en savent moins et ont moins de punch, ils se plaignent tout le temps, s'accrochent à leurs petits privilèges et font passer leur feignantise pour une lutte sociale!
Regardez vos parents : ils font mine de tout savoir mais ne vous ont jamais conseillé de faire des études courtes et qualifiantes... la vérité c'est qu'ils sont paumés dans ce monde qu'ils nous ont laissé. Et pour garder la face, ils nous accusent de tous les maux.