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14/09/2015

De plus haut

On débat de l'arrivée de réfugiés politiques, de nouvelles guerres, de changements dans les impôts, etc etc... Même des droits des homos à se marier ou non, question qui devrait me toucher de près. Pourtant quand on a pris assez de recul, on se rend compte que ce sont des détails.

 

De quoi a-t-on besoin dans la vie? Une fois j'ai posé la question à une amie qui m'a répondu "d'argent". Pourtant nous sommes des animaux, dont l'origine s'est largement passée de l'argent. Comme tout être vivant, nous avons des besoins multiples, en rapport avec l'environnement qui nous a fait exister. Respirer, manger, boire, bouger, se reposer, se sentir en sécurité, recevoir de l'affection, de la reconnaissance, du soutien. A force de nous éloigner de nos besoins primaires et de tout marchandiser, on nous fait croire que nous avons besoin d'argent... et on nous force à en avoir besoin.

 

Un animal dans son milieu naturel a juste besoin que ce milieu ne soit pas trop altéré. Les singes crèvent parce qu'on décime les forêts. L'être humain dégénère parce qu'il respire un air pollué, boit une eau bourrée de chlore et autres joyeusetés, mange des pesticides et des pseudo aliments vides de nutriments, travaille trop et dans de mauvaises conditions, n'a plus le temps de vivre des relations sociales saines etc.

 

D'un point de vue adaptatif, l'être humain est ultra développé, évolué, avancé. Il a besoin de fruits mais peut survivre avec des pâtes. Il a besoin de soleil mais peut survivre sans voir la lumière du jour.

 

Mais du point de vue de la vie, de la nature, ou simplement sur une échelle de temps plus longue, on se rend compte que l'être humain d'aujourd'hui est complètement inadapté et qu'il court à sa perte. Une fourmilière qui meurt d'avoir épuisé les ressources disponibles sans pouvoir se relocaliser, c'est logique. Nous, nous détruisons ce qui nous apporte ces ressources! A coup de pesticides et d'agriculture foireuse, nous rendons la terre incapable de produire ce dont nous avons besoin. Ce qu'on appelle "progrès" désigne généralement les meilleures techniques de destruction de nos ressources.

 

On nous a appris à croire que dans quelques centaines d'années les voitures voleront, tout sera numérique et toujours plus aseptisé. Dans la science fiction on imagine souvent que toutes les maladies auront été vaincues par la technique. Pourtant notre avenir (à plus ou moins court terme selon les sources, pour certains on ne parle pas de ce que vivrons nos descendants mais de ce qui nous attend, nous) est clair : plus d'énergies fossiles à exploiter, une terre qui ne pourra plus nourrir la population, pas parce qu'on est trop nombreux mais juste parce qu'on l'en empêche. La technologie va disparaitre, ou devenir un luxe équivalent à ce qu'est une balade sur la lune aujourd'hui.

 

Avec ce recul, le choix entre dépenser pour aller bronzer à la plage ou économiser pour s'acheter un appartement en ville parait un peu moins pertinent. Si dans 20 ans vivre en ville est le meilleur moyen de n'avoir aucun accès à de la nourriture, peut-être qu'un 3e choix serait utile.

 

En attendant, il faut bien vivre. Ou survivre?

 

Quelle est donc la différence?
A mon sens, survivre c'est vivre sans être heureux. Donc selon moi vouloir vivre c'est chercher le bonheur. Et comment peut-on le trouver? En passant 1 heure sympa en famille après un travail exténuant, en picolant pour ne pas déprimer et à coup de caféine pour tenir le coup? Il y a de plus en plus de gens qui ne supportent plus cette vie, qui sont de moins en moins heureux, de plus en plus stressés, malades, inquiets, speed, drogués, énervés. Et ça ne va pas s'arranger tout seul. Les politiques actuelles visent à ce qu'on travaille toujours plus et qu'on ait de moins en moins de possibilités de vivre autrement. La main mise de la politique du profit sur les autorités de santé et l'accès aux ressources naturelles rend pourtant de plus en plus de gens incapables de vivre d'un emploi.

 

S'ensuivent des morts de maladies curables, des suicides, des guerres, des exodes, bref, un immense foutoir plein de malheur et de destruction.

 

Sympa le tableau ^^
Bon sinon, y'a du positif?

 

Ouaip : on a des besoins très simples. Il faut une terre et des connaissances sur ses besoins et comment les combler. C'est tout.

 

Ce qui fait qu'on ne sait pas comment vivre sans électricité, télé, internet, clope, alcool, café, lit, fringues faites en asie, junk food et patates belges, c'est notre état de santé déplorable. Ce qui fait qu'on est rassuré par l'oligarchie nous protégeant des fous et des violents, c'est notre état de santé déplorable.

 

On nous rebat les oreilles avec l'espérance de vie, ce n'est pas pour rien : c'est un outil statistique très pauvre en informations qui sert à nous faire croire que nous vivons mieux que nos ancêtres. En réalité nous n'avons aucune preuve de l'espérance de vie des humains avant qu'elle ait détruit son environnement, et encore moins de sa longévité. La différence, c'est que l'espérance de vie ne reflète quasiment que la mortalité à la naissance. La longévité, elle, renseigne réellement sur combien de temps les gens vivent mais ne fait pas la distinction entre les gens morts à la guerre, de maladie ou de vieillesse. Quant à la vie en pleine santé.... Oubliez les chiffres, ouvrez juste les yeux.

 

Pour gagner une bataille, il faut connaître son ennemi, être assez nombreux, être forts et malins. L'ennemi, c'est celui qui asservit les autres : aujourd'hui c'est les ultra riches. Le nombre, on l'entend partout : 99%, ça devrait aller. Forts et malins... ça, c'est du domaine de la santé!

 

Voilà pourquoi je me focalise sur cette question.

 

99% de cons égocentriques ne peuvent pas gagner.... D'ailleurs dans ces 99%, très peu arrivent à voir où est l'ennemi. Ils croient généralement ce qu'on leur apprend : que c'est leur voisin, l'arabe, le chômeur, le rom, le syndiqué, le raciste, le supporter de foot, l'anarchiste ou l'alcoolique. Il nous faut un grand nombre de personnes en pleine santé. En pleine santé, ça veut dire aussi fortes et intelligentes. Elles seront alors capables de comprendre les enjeux, mais aussi de s'accepter les unes les autres, d'être ouvertes, altruistes et constructives. Et là seulement elles auront la capacité de construire ensemble une autre société où la règle ne sera pas la domination de tous par quelques-uns.

 

Je fais partie de la société d'aujourd'hui. Je suis en mauvaise santé, j'ai sûrement encore plein de raisonnements foireux, je suis accro à plein de choses, j'ai envie d'exploser la tête de mon voisin chaque fois qu'il me réveille en pleine nuit, les réflexions sexistes me font bondir, bref, je n'ai aucune leçon à donner.

 

Mais je sais qu'en se laissant monter les uns contre les autres, on joue le jeu des dominants, on s'éloigne du but. Je sais que lorsqu'on dit à un raciste qu'il est débile ou inhumain, on le renforce dans sa position stupide. Je sais que ce qui fait avancer, c'est la joie et l'optimisme.

 

Et pour ces raisons il est urgent de prendre soin les uns des autres, de se montrer du respect et dès qu'on peut de l'affection, de se mettre tous au boulot dans le même but, en commençant par l'essentiel : tendre la main à tous sans conditions pour s'unir malgré nos difficultés, chacun à hauteur de ses capacités... Prendre soin de soi et des autres.

 

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https://www.youtube.com/watch?v=R336z3fjnek

Écrit par : raisin | 09/10/2015

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