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17/12/2012

Front de Gauche

En lisant mes notes plus anciennes, on voit une sacrée évolution dans ma conscience politique. Aujourd'hui j'annonce clairement la couleur, je vote Front de Gauche et jusqu'à preuve du contraire j'accorde à ce rassemblement de partis toute la confiance qu'on peut accorder à une organisation politique.

Parmis les militants qui défendent les mêmes valeurs que moi, c'est à dire la liberté (qui s'arrête où commence celle des autres), la fraternité et l'égalité, une bonne part préconise l'abstention comme acte politique majeur. Je comprends et je respecte leur opinion. Plus que je ne comprends ceux qui croient encore voter à gauche en votant PS, par exemple.

Il est vrai que voter ne remplace pas la lutte militante sous ses diverses formes. Que TOUT parti politique a des travers, du fait même que c'est un parti politique. Que les plus hauts placés risquent généralement d'être les plus pourris. Et que JAMAIS un parti politique ne prendra de l'ampleur sans mensonges.

Celà dit, je suis en désaccord avec eux sur la prétendue inutilité du vote. Voici mon avis :

Si vous ne votez pas, d'autres le feront. Ne pas voter dans ces conditions, c'est donner une part égale de sa voix à chaque parti, dont les pires. Les élections déterminent une bonne part de notre quotidien.

Ce point de vue a été encore plus minoritaire parmis les personnes qui partagent mes valeurs lors du 2e tour des dernières présidentielles. Nous avions le choix entre Sarko 2, le retour, et Hollande. Je ne vois pas bien la différence entre les 2. Le PS est censé être de gauche, donc favoriser l'égalité. Au lieu de ça, on voit bien, comme nous le pressentions, que le PS fait comme l'UMP : renforcer la domination des riches sur les autres en détruisant les services publics, le droit du travail, l'emploi, les protections sociales et en incitant les non riches à se haïr entre eux.

Pourtant j'ai voté PS. La différence entre Hollande et Sarko, c'est que Sarko ne s'est jamais caché d'être de droite. Il avait toute légitimité à appliquer son programme dégueulasse, il avait été élu démocratiquement, en annonçant la couleur. Il est bien plus facile d'être crédible si on se bat contre une politique qui ne correspond pas à ce qu'on nous avait promis. Et bien plus de personnes qui ont le coeur à gauche vont s'insurger contre les lois injustes maintenant qu'on ne s'insurge plus contre le vote du voisin.

Bon, causons du Front de Gauche, maintenant. On l'accuse de pas mal de chose, au travers ou non de JL Mélenchon.

Il serait extrémiste. Eh beh, faut le vouloir pour trouver de l'extrème dans le programme du Front de Gauche! Y'a pas plus humain et raisonnable.

Il serait irréaliste. Ben... non :) Y'a des pays qui fonctionnent avec un gouvernement communiste, ça existe, ça fait partie du réel.

Il serait facho... Là c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité! Quand plusieurs partis ont pour seul programme la lutte contre l'immigration, quand l'UMP reprend les principes du FN, quand le PS fout des roms à la rue pour créer des tensions entre des personnes démunies et le reste de la population, le Front de Gauche ne prône que la solidarité entre toutes ces victimes du capitalisme sauvage.

D'autres plus discrets l'accusent d'être fait pour détourner la lutte sociale de ses buts premiers... A ceux-là je réponds : et si c'était le cas? Ca ne pourrait pas marcher.

J'accorde une confiance raisonnable à ce mouvement, parce qu'il défend un bon programme, parce qu'il rétablit des vérités que les grands médias cherchent à cacher, mais aussi parce qu'il incite chacun à se renseigner par soi-même et à agir selon sa propre conscience!

Le Front de Gauche a réussit en 2 campagnes très rapprochées à faire comprendre à pas mal de monde que la dette n'est pas une fatalité mais un vol, que l'Union Européenne n'a rien à voir avec l'idée d'union des peuples qu'on nous vend, que la concurrence entre les pays ne sert que les riches, que les gens des "classes moyennes" qui se croient riches se gourrent de camp, et plein d'autres choses encore.

Et si le PS continue dans cette voie, d'ici quelques années c'est au Front de Gauche qu'on demandera de prouver qu'il est de gauche en réduisant les inégalités.

25/07/2007

Appel à l'euthanasie du PS

Ah, la gauche.... ses valeurs indestructibles, ses acquis sociaux, ses principes inflexibles.... Eh oui... Comme la plupart des êtres humains, j'ai le coeur à gauche. La raison en revanche.... hmm peut-être s'est-elle perdue chez les verts du centre?? les écolos oranges? Dans ce coin-là, sans doute.

La vie dans une région réputée pour l'ampleur du phénomène "social" y est peut-être pour quelque chose... C'est ici pour la première fois que j'ai entendu parler des [cassoss]. Il s'agissait en fait d'une abréviation de <Attention, ironie!> la si jolie expression </Attention, ironie!> "cas sociaux". Eh oui, ici on doit abréger. Ca fait partie du paysage. Les cas soc', ça désigne souvent de grandes familles vivant entièrement des aides sociales et que l'on remarque nécessairement. Au supermarché, papa cas soc' fait le plein de bière en beuglant sur maman cas soc' , qui elle-même se mouche dans sa veste et engueule la première fille cas soc' dans un franchais approximatif, quelque chose du genre "Ta gueule tu restes polie!" ou "Tu vas voir à la maison ce que tu vas prendre", pendant que les fils cas soc' se courrent après en gueulant dans tout le magasin et que la seconde fille cas soc' essaie d'arnaquer les autres clients. Encore une fois je m'égare et pas seulement d'Austerlitz, amen, mais quand on n'est pas du coin, on ne s'imagine pas, il faut donc bien poser le cadre.

Loin de moi l'idée d'accuser ces gens qui en général ne le font pas exprès, il s'agit en fait d'une autre culture, dans laquelle ils ont baigné et qui affecte en fait bien plus que ceux que l'on désigne ainsi. Ici, le RMI n'est pas un acquis social ou un moyen de réinsertion, c'est un mode de vie.
Encore plus qu'ailleurs, on oublie qu'il faut bien que quelqu'un le paye. Lorsqu'on a vu toute sa famille et une bonne partie des voisins vivre des aides sociales, il est presque obligatoire de se persuader que c'est un moyen de subsistance comme un autre.
Et c'est là que le système montre sa perversité : un outil merveilleux d'aide à la réinsertion devient une espèce d'exploitation des travailleurs par les assistés (non, ce n'est pas une insulte, juste un fait. je suis moi-même une assistée qui vit aux crochets de ses parents, et je n'en ai pas honte pcq c'est temporaire).

Ceux qui ont la chance d'avoir un travail payent des impôts pour que d'autres ne sachent même pas qu'il faut travailler pour vivre. Et ceux des assistés qui ont le moins eu l'occasion de prendre conscience de ce qu'ils coûtent à la société ont plus de temps pour procréer et transmettre à leurs enfants cette sous-culture dont on ne les a pas aidé à sortir, se noyer dans l'alcool pour oublier leur place dans la société et ainsi boire leur revenu minimum d'immersion....

Encore une fois, on connait les solutions. Donnez-leur un travail dans lequel ils sont correctement traités, un logement qu'ils pourront payer grâce à leur travail, et changez-les d'environnement... et l'on pourra oublier cette vilaine expression. Tout à coup les cas désespérés monteront toutes leurs capacités, retrouveront le goût de l'effort, auront envie de progresser, se cultiveront, etc... Mais nonnnn, les aides sociales doivent être sans contre-partie! Ca serait en fait tellement compliqué, et tellement long à mettre en place, qu'il vaut mieux humilier tous ces gens qui forcément se sentent assistés plutôt que de voir la situation s'améliorer au long terme, quand l'opposition sera à nouveau au pouvoir...
Malgré tout ce qu'en disent ceux qui autour de moi se demandent parfois pourquoi ils travaillent et payent le RMI des autres quand ils vivraient aussi confortablement en arrêtant, ils n'échangeraient jamais leur place avec un RMIste de longue durée.

Le voilà, le bilan de la gauche : faire d'une absurdité basée sur le court terme sa seule arme. A chaque problème, son allocation prélevée sur de moins en moins de gens pour la donner à de plus en plus d'assistés. C'est devenu tellement naturel que la droite a continué sur cette lancée. Aujourd'hui la boucle est bouclée, on donne des primes de retour à l'emploi. Quelle invention magnifique! Tu es payé pour ton travail, mais surtout parce que juste avant, tu ne travaillais pas. Et puis pour te payer cet exploit, nous allons te prendre les fruits de ton travail... Quelle logique! Quelle belle façon de redorer la valeur travail!
Je ne les blâme pas, les gamins qui refusent de faire le moindre effort. Après tout, on leur apprend que l'effort ne paye que les autres. Ils sont pleins de bon sens. Moins tu en fais, plus tu es aidé. Plus tu en fais, plus on t'en retire les bénéfices... Eux ont tout compris.

Pour en revenir au PS, le fameux 2d pire parti du bi-partisme... Eh bien peu importe qu'il prône toujours les mêmes méthodes dépassées, qu'il se déchire en permanence ou qu'il mette une greluche à sa tête, de toutes façons il est temps de mettre fin à cette mascarade. Pour avoir menti sur ses intentions, pour s'être servi des meilleurs sentiments des électeurs, pour avoir manipulé l'opinion publique à des fins bassement économico-politicardes, la peine de mort serait encore trop douce.
...Enfin... Qu'on lui coupe la tête.