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02/01/2013

Médias et manipulation de masse

Les médias de masse sont avant tout les outils de communication de leurs propriétaires et de leurs clients annonceurs. En clair, les (très très) grands patrons, les multinationales qui possèdent des chaînes de télé, des journaux et des revues à grande difusion ou s'en servent au travers de pubs ou de productions diverses.

[Ceux qui ne croient pas à cet état de fait ne pensent pas rationnellement. Ils ne se demandent pas quand on leur propose quelque chose la raison pour laquelle on le fait. Sinon, ce serait une évidence pour eux, le but d'un multimilliardaire qui achète un journal.]

On y voit donc non pas la réalité, l'info, des programmes culturels, mais une vaste étendue de moyens de manipulation de masse. Les buts les plus courants? Faire dépenser toujours plus et détourner les regards des questions politiques (pas politiciennes, mais celles qui concernent l'organisation de la société, les lois qui nous gouvernent et déterminent notre quotidien).

La base de la manipulation, c'est de faire en sorte que la victime ne se rende pas compte qu'on cherche à l'influencer. Donc dans ces médias, on cache la manipulation en remplaçant les mots propagande par information, somnifère par émission culturelle, opium du peuple par sport ou divertissement, exploitation par compétitivité, prédateur par libéral, explosion du racket par crise économique, etc. Et on multiplie les chaînes et leur contenu pour donner l'impression de choix.

Ensuite pour manipuler la foule, il faut endormir sa vigilence, limiter sa compréhension, l'empêcher de réfléchir et détourner son attention.

De nombreuses techniques de manipulation se superposent :

- images violentes et vision pessimiste du monde pour éveiller la peur qui tue la rationnalité et pousse à la soumission à l'autorité, et l'instinct de conservation qui pousse à se battre pour "réussir" seul contre tous mais pas contre les oppresseurs (d'où la multiplication de séries policières autour de crimes immondes et les images de plus en plus gore au JT)

- désignation subtile d'ennemis communs : les arabes, les roms, les chômeurs, les schizophrènes etc.

- débats constants entre différentes approches de la même idéologie (PS vs UMP par exemple), qui donnent l'impression de choix tout en validant inconsciemment l'idée que seul le capitalisme "libéral" et mondialisé est valable

- traitement partiel et partial de l'actualité à chaque évènement exploitable, sans jamais aller au fond du sujet, sans donner les dénouements tardifs, sans montrer les points de vue vraiment différents, sans expliquer le contexte etc. afin de garder les gens dans l'ignorance, de leur servir un discours unique et de les obliger à croire des pseudo experts s'ils ne peuvent pas se transformer en journalistes après le taf

- communication symbolique qui s'adresse à la partie la moins évoluée de notre cerveau pour zapper notre pensée réfléchie, genre pub de parfum sans une seule indication sur ... ce que sent ce parfum

- création du désir de consommer toujours plus avec une publicité permanente associée à l'idée de gratuité ("s'il y a de la pub, c'est pour que l'accès aux programmes soit gratuit") et des modèles suggérés qui sont riches, dépensiers et à la mode

- création de modes incessantes poussant à une consommation inutile ou excessive

- développement d'un goût partagé à partir de rien : montée en sauce, marketing et 1ere place du rugby ou des verrines dans les émissions

- invention de l'opinion publique par des sondages d'opinion manipulés et tronqués (démo de ce qui se fait : qui préférez-vous entre Sarkozy et Depardieu? => "Depardieu est la personnalité préférée de 58% des français"), qui utilisent le conformisme social : "tout le monde pense ça, ça doit être vrai, j'ai dû me tromper"

- "télés-réalité" donnant une impression de proximité avec ce qu'il se passe dans le poste

- "personnalisation" variée pour flatter l'ego

- marginalisation des idées contraires aux buts (lucratifs) des chaînes : choix d'exemples caricaturaux, limitation de l'antenne, espaces d'expression ghettoisés, pression pour une autocensure généralisée, mise en scène de débats où l'invité minoritaire est démonté par plusieurs adversaires...

- promotion de produits rendant dépendant, stressé, apathique, déprimé, etc., rien de tel pour faire consommer et traîner devant la télé... et consommer d'autant plus

- abus des moyennes pour donner l'impression qu'on est en dessous des autres et faire culpabiliser

Exemple frappant de la période des fêtes : on répète la moyenne des dépenses de Noël ; comme certains riches dépensent des fortunes comme au quotidien, c'est très au dessus de la médiane tellement plus représentative, et ça augmente chaque année par comparaison biaisée! J'ai beau chercher, pas moyen de trouver cette médiane....

- martèlement de stéréotypes normatifs discriminants (genre, taille, poids, couleur de cheveux etc.) afin d'exercer une pression sociale permanente sur chaque catégorie.

Le sexisme est merveilleux pour le manipulateur, il permet de toucher l'intégralité de la population très efficacement. Avec la doctrine du genre, on pousse les femmes à acheter plein de fringues, de maquillage, de "soins" cancérigènes, de chimiothérapie, de perruques, de déco, de gadgets ménagers, etc. et les hommes à dépenser dans les voitures, les "articles de sport", les grosses machines, les joujous de supporters, l'alcool, la clope, les gadgets "technologiques" etc.

J'en oublie certainement...

Toutes ces techniques sont puissantes et utilisées constamment. Pour s'en prémunir, il suffit d'en prendre conscience et de rester vigilant!

http://www.toupie.org/Textes/Manipulation_opinion_publique.htm

17/12/2012

Front de Gauche

En lisant mes notes plus anciennes, on voit une sacrée évolution dans ma conscience politique. Aujourd'hui j'annonce clairement la couleur, je vote Front de Gauche et jusqu'à preuve du contraire j'accorde à ce rassemblement de partis toute la confiance qu'on peut accorder à une organisation politique.

Parmis les militants qui défendent les mêmes valeurs que moi, c'est à dire la liberté (qui s'arrête où commence celle des autres), la fraternité et l'égalité, une bonne part préconise l'abstention comme acte politique majeur. Je comprends et je respecte leur opinion. Plus que je ne comprends ceux qui croient encore voter à gauche en votant PS, par exemple.

Il est vrai que voter ne remplace pas la lutte militante sous ses diverses formes. Que TOUT parti politique a des travers, du fait même que c'est un parti politique. Que les plus hauts placés risquent généralement d'être les plus pourris. Et que JAMAIS un parti politique ne prendra de l'ampleur sans mensonges.

Celà dit, je suis en désaccord avec eux sur la prétendue inutilité du vote. Voici mon avis :

Si vous ne votez pas, d'autres le feront. Ne pas voter dans ces conditions, c'est donner une part égale de sa voix à chaque parti, dont les pires. Les élections déterminent une bonne part de notre quotidien.

Ce point de vue a été encore plus minoritaire parmis les personnes qui partagent mes valeurs lors du 2e tour des dernières présidentielles. Nous avions le choix entre Sarko 2, le retour, et Hollande. Je ne vois pas bien la différence entre les 2. Le PS est censé être de gauche, donc favoriser l'égalité. Au lieu de ça, on voit bien, comme nous le pressentions, que le PS fait comme l'UMP : renforcer la domination des riches sur les autres en détruisant les services publics, le droit du travail, l'emploi, les protections sociales et en incitant les non riches à se haïr entre eux.

Pourtant j'ai voté PS. La différence entre Hollande et Sarko, c'est que Sarko ne s'est jamais caché d'être de droite. Il avait toute légitimité à appliquer son programme dégueulasse, il avait été élu démocratiquement, en annonçant la couleur. Il est bien plus facile d'être crédible si on se bat contre une politique qui ne correspond pas à ce qu'on nous avait promis. Et bien plus de personnes qui ont le coeur à gauche vont s'insurger contre les lois injustes maintenant qu'on ne s'insurge plus contre le vote du voisin.

Bon, causons du Front de Gauche, maintenant. On l'accuse de pas mal de chose, au travers ou non de JL Mélenchon.

Il serait extrémiste. Eh beh, faut le vouloir pour trouver de l'extrème dans le programme du Front de Gauche! Y'a pas plus humain et raisonnable.

Il serait irréaliste. Ben... non :) Y'a des pays qui fonctionnent avec un gouvernement communiste, ça existe, ça fait partie du réel.

Il serait facho... Là c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité! Quand plusieurs partis ont pour seul programme la lutte contre l'immigration, quand l'UMP reprend les principes du FN, quand le PS fout des roms à la rue pour créer des tensions entre des personnes démunies et le reste de la population, le Front de Gauche ne prône que la solidarité entre toutes ces victimes du capitalisme sauvage.

D'autres plus discrets l'accusent d'être fait pour détourner la lutte sociale de ses buts premiers... A ceux-là je réponds : et si c'était le cas? Ca ne pourrait pas marcher.

J'accorde une confiance raisonnable à ce mouvement, parce qu'il défend un bon programme, parce qu'il rétablit des vérités que les grands médias cherchent à cacher, mais aussi parce qu'il incite chacun à se renseigner par soi-même et à agir selon sa propre conscience!

Le Front de Gauche a réussit en 2 campagnes très rapprochées à faire comprendre à pas mal de monde que la dette n'est pas une fatalité mais un vol, que l'Union Européenne n'a rien à voir avec l'idée d'union des peuples qu'on nous vend, que la concurrence entre les pays ne sert que les riches, que les gens des "classes moyennes" qui se croient riches se gourrent de camp, et plein d'autres choses encore.

Et si le PS continue dans cette voie, d'ici quelques années c'est au Front de Gauche qu'on demandera de prouver qu'il est de gauche en réduisant les inégalités.